Témoignages

Un témoignage de Guillaume Biessy (EURIA promotion 2013), ayant assisté au congrès International  des Acturaires à Washington en avril 2014 : interviewG.Biessy.pdf


 Deux témoignages extraits de la revue l'Actuariel, parue en janvier 2012 :

   Dans le numéro 3 de l'Actuariel, Daria Haderer, ancienne étudiante de l'EURIA, et Flavien Théry, étudiant en Master 2 à l'EURIA durant l'année 2011-2012, apportent leur témoignage sur leur parcours, leurs motivations et leurs expériences. Nous reprenons ci-dessous leurs interviews, réalisés en novembre 2011 : 

Daria Haderer (27 ans, Actuaire ALM chez BNP Paribas Assurance) 

"Après des études d'ingénieur et d'économie en Roumanie, j'ai pu intégrer, grâce à une bourse d'excellence du gouvernement français, l'école d'ingénieurs de Télécom Bretagne. Ayant toujours été passionnée par les marchés financiers, j'ai rapidement cherché une formation en parallèle qui puisse m'intégrer dans ce milieu tout en continuant à faire des mathématiques. L'actuariat collait parfaitement avec ce que je voulais faire. j'ai alors profité de la passerelle existant entre Télécom Bretagne et l'EURIA pour suivre de front les deux formations. Cela m'a demandé beaucoup d'efforts et d'energie, d'autant qu'en même temps j'avais intégré en alternance l'équipe Risque et Valeur au sein du service Actuariat Prévoyance de BNP Paribas Assurance. Une fois déplômée à 23 ans, en 2007, je n'ai eu aucun souci pour trouver du travail. Mon CV a été retenu par plusieurs entreprises, j'ai passé des entretiens, mais au final, j'ai choisi des rester dans le service où j'avais effectué mon alternance. L'intérêt suscité par mon curriculum auprès des différents employeurs m'a permis de négocier mon premier salaire auprès de la BNP. Après deux ans de travail sur la partie Solvabilité II, j'ai rejoint le département Asset Liabilities Management (ALM) où je suis chargée d'estimer les risques de marché à travers des études de gestion actif/passif. C'est à dire exactement la facette du métier d'actuaire à laquelle j'aspirais, le tout avec un salaire qui, en quatre ans, a augmenté. L'avantage de ce métier c'est que la progression y est rapide."

Flavien Thery (23 ans, étudiant en  3e année à l'EURIA)

" Une carrière dans l'actuariat ? Flavien l'a envisagée dès sa première année de prépa scientifique. Un fort goût pour les maths, un intérêt marqué pour l'économie... "Je cherchais un métier dans lequel je puisse résoudre des problèmes mathématiques de manière concrète." Aujourd'hui en dernère année à l'EURIA, il ne regrette pas son choix. Même si, au cours de sa formation, il a parfois eu du mal à saisir la caractère concret des certains cours." En première année, la formation est très théorique. Et c'est assez déroutant, car on ne sait pas à quoi sert tout ça. On ne comprend qu'ensuite que ce sont les bases théoriques nécessaires du métier." Heureusement, reconnait-il, il y a les stages qui "permettent de découvrir le métier côté terrain et de complèter l'enseignement." Pour lui, en première année, ce sera deux mois en salle des marchés au Crédit Mutuel Arkéa. "J'ai compris là que l'actuariat était une profession transverse. Plus qu'un métier, c'est une qualification. A la base, chacun fait des maths et choisit ensuite sa spécialisation." Cours de droit, de marketing, de comptabilité, de finance et surtout,  d'assurance." Au fil des ans, la formation se fait de plus en plus pratiques afin que chacun puisse trouver la voie qui lui correspond le mieux." Une pluridisciplinarité qui permet désormais à Flavien de l'affirmer : son avenir, il le voit en cabinet de conseil. Une branche dans laquelle il cherche d'ailleurs à faire son stage de fin d'études. Satisfait de sa formation, le jeune homme exprime toutefois un regret : la déconnexion entre le milieu professionnel de l'actuariat et celui de l'université. " Pour pallier ce manque, l'EURIA a recentré l'enseignement sur Solvabilité II en faisant intervenir davantage de professionnels."

 

Youssef El Otmani (Actuaire diplômé à l'EURIA en 2011, interviewé en Master 2 à l'université de Paris 6 en 2012)

- Quelles ont été vos motivations pour vous orienter vers l'actuariat ?
Ma motivation principale pour l'actuariat était dirigée par mon désir de vouloir allier mathématiques, finance et informatique. Le métier d'actuaire est l'un des rares à offrir une telle rencontre entre ces trois disciplines, c'est aussi un métier à forte valeur ajoutée pour la société car il permet de mesurer et appréhender les risques qui pèsent sur les citoyens.

- Pouvez vous nous décrire votre parcours professionnel, vos différentes expériences ?
Je suis arrivé en France en Septembre 2006 en intégrant Télécom Bretagne après 2 années de classes préparatoires au Lycée Moulay Youssef à Rabat (Maroc). Après avoir passé 1 an et demi à Télécom Bretagne, j'ai passé un semestre académique à Aalborg University au Danemark. Ensuite de Août 2008 à Aout 2009, j'ai effectué un stage comme ingénieur avant-vente à Alcatel-Lucent à Paris, mes principales missions étaient de répondre à des appels d'offres d'opérateurs télécoms sur la zone Afrique et Moyen-Orient. A la recherche d'une carrière toujours plus technique et orientée vers les maths, j'ai décidé d'intégrer l'EURIA en double diplôme avec Télécom Bretagne de Septembre 2009 à Septembre 2011. Pendant ces deux années, j'ai eu la chance d'effectuer un stage de 4 mois à ProBTP comme actuaire prévoyance, où j'ai travaillé sur la mise en place d'une table d'expérience de maintien en incapacité, ainsi qu'un stage de 6 mois comme ingénieur financier dans la salle de marché de BNP Paribas Cardif, où j'ai travaillé sur la mise en place de couvertures à base de produits dérivés pour maximiser le ratio de solvabilité. Pour finir, j'ai décidé de poursuivre mes études au DEA EL KAROUI pour me spécialiser dans la finance de marché.

- Quel est votre quotidien ?
N/A puisque je suis encore étudiant :)

- Qu'est ce que votre formation en actuariat à l'EURIA vous a apportée sur le plan professionnel et personnel ?
Ma formation à l'EURIA m'a permis de m'ouvrir à plusieurs disciplines comme la finance de marché, les mathématiques d'assurance, le droit, la comptabilité... Cette pluralité des disciplines ma permis de bâtir une base solide sur les points qui constituent une base dans les métiers liés à l'assurance et la banque. Sur un plan personnel, cette formation m'a appris à exprimer mes idées à plusieurs types d'auditoires, m'a permis de trouver le domaine où je me sens le mieux intellectuellement.
 

Alexandre Brilleaud (Actuaire diplômé à l'EURIA en 2010, interviewé en VIE en Inde)

- Quelles ont été vos motivations pour vous orienter vers l'actuariat ?
AB: A l'issu de mes classes préparatoires spécialisées en mathématiques, je ne voulais pas m'orienter vers un profil d'ingénieur en physique et/ou chimie. J'ai privilégié mes points forts et ce qui avant tout me motivait c'est-à-dire les mathématiques et les langues. L'actuariat m'est apparu comme la meilleure solution.

- Pouvez vous nous décrire votre parcours professionnel, vos différentes expériences ?
AB: Diplomé en Juin 2010, c'est l'entreprise dans laquelle j'avais effectué mon stage de fin d'étude qui m'a directement recruté à ma sortie d'école. Après un court séjour à Paris, j'ai été envoyé en tant que VIE pour 2 ans en Inde afin de travailler avec notre partenaire indien.

- Quel est votre quotidien ?
AB: Aujourd'hui, mon quotidien est celui d'un jeune expat. Je traverse tous les jours la ville de Mumbai où les surprises ne manquent pas à chaque détour de coin de rue, pour retrouver les 2 ou 3 collègues français et les quelques centaines d'indiens avec qui je travaille. Et dès que possible, j'essaye de m'échapper pour voyager et découvrir l'Inde ainsi que ses pays voisins.

- Qu'est ce que votre formation en actuariat à l'EURIA vous a apportée sur le plan professionnel et personnel ?
AB: L'EURIA m'a apporté un métier qui me plait, au salaire généreux et aux opportunités réelles en terme d'emploi, ce qui n'est pas négligeable à l'heure actuelle. De plus, ma formation me permet aujourd'hui d'allier une activité professionnelle tous les jours plus intéressante à un cadre personnel fait de voyages et de découvertes des plus passionnants.
 

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